Ma chère cousine

La main me tremble à te conter les péripéties auxquelles j'ai été confrontée la nuit passée.
Comme chaque soir, après mes ablutions et une courte prière, je m'étais glissée nue sous les rudes draps de lin et, pour mieux trouver le sommeil, je m'adonnais aux plaisirs solitaires tel que tu me l'as enseigné, cousine. Les effleurements superficiels ne procurant qu'un bien-être diffus, je laissais deux de mes doigts pénétrer plus profondément mon intimité. Le va et vient de ma main claquait sur le bas de mon ventre. De temps en temps, je léchais mes doigts imprégnés de ma mouille. La tension montait, je sentais que j'allais bientôt jouir.
C'est alors qu'une rumeur me parvint m'interrompant dans ma besogne et laissant mes caresses en suspend.
C'était une sorte de  gémissement, comme une plainte rauque étouffée par l'épaisseur des murs de notre demeure.
J'avais déjà entendu les ébats de mes parents  et je connaissais les cris de plaisir de ma mère. J'avais également, à maintes reprises, vu ma grande sœur Mathilde, qui laissait volontairement sa porte entr'ouverte, se masturber, mais cette voix m'était inconnue.
Je laissais là mes jeux de doigts, enfilais en hâte ma chemise de nuit et me dirigeais vers la source du bruit. Cela venait de la chambre de mes parents.
J'entrebâillais tout doucement la porte et je restais confondue par ce que je voyais. Mon père, debout devant le lit prenait ma mère d'une façon que le curé réprouve mais ce qui me plongea dans la stupeur c'est que le visage de ma mère était enfoui entre les cuisses de  Renata la bonne.  Sa chevelure rousse défaite s'étalait comme un soleil sur les draps blancs, elle se faisait gamahucher voluptueusement et râlait de plaisir en se pinçant les seins.
A mon corps défendant, cette vision fit naitre en moi une forte excitation et mes doigts se crispaient à travers ma chemise sur le bas de mon ventre quand soudain, je sentis une main s'introduire sous mon bras et commencer à pétrir mon sein. Je me retournais et reconnus ma sœur Mathilde. Elle aussi regardait fixement la scène. Elle se colla à moi et son autre main s'introduisit entre mes cuisses. Tout en me caressant, elle murmura " ne trouve-tu pas que Renata est très belle?"
Le cœur battant à tout rompre, je me détachais de cette étreinte et partis en courant dans le couloir. J'entrais dans la première pièce qui se présentait à moi. C'était la chambre de mon frère. Je refermais prestement la porte derrière moi et m'y adossait pour reprendre mon souffle. La pénombre et le calme de la pièce m'apaisèrent aussitôt.
Mon frère reposait sur sa couche, affalé sur le dos, ronflant d'un sommeil profond. Il avait quelque peu abusé de liqueur de framboise et cuvait paisiblement. Il avait rejeté les draps et sa chemise relevée laissait apparaître un sexe que ses rêves éthyliques faisaient bander outrageusement.
Mon regard fut captivé par ce vit énorme. La grosse veine bleue qui le parcourait semblait lui donner vie en lui transmettant les battements du cœur. Son extrémité était rouge comme une calotte de cardinal. Je ne pus m'empêcher de poser la main dessus, il était dur et chaud.
Une onde de désir ma parcourut et relevant ma chemise, j'enjambais ce corps inerte et je m'empalais sur son membre triomphant. Il coulissa à merveille dans mon con déjà très humide. En quelques va et viens  je sentis qu'il était prêt à décharger. Je me retirais vivement et à peine l'avais-je repris en main que plusieurs giclées tièdes vinrent inonder ma poitrine. Le liquide épais et nacré continua de couler le long du membre qui convulsait toujours en perdant de sa vigueur.
Je passais la main sur mes seins et humais le bout de mes doigts, l'odeur de foutre me fit frissonner.
Il se réveilla enfin et écarquilla les yeux en me voyant devant lui à demi-nue toute luisante de foutre. Il fit claquer plusieurs fois sa langue dans sa bouche pâteuse, passa la main sur son visage puis ses yeux se portèrent sur son sexe encore en érection et dégoulinant puis il s'aperçut de ma présence.
-Mais que fais-tu là ma sœur?
Je n'osais pas lui avouer quelle avait été ma conduite.
-J'ai cru t'entendre appeler, j'ai pensé que tu faisais un mauvais rêve et, à peine arrivais-je à ton chevet, que tu m'inondas de ta semence.
-Mais ne dit-on pas que cela ne se fait pas entre frère et sœur, et ne crains-tu pas que je t'aie engrossée?
-Mais non, sot, regarde, ce sont mes seins que tu as honoré et par là, nulle conception n'est possible! Et puis n'est-ce pas notre sœur Mathilde qui t'as appris à te masturber?
Je le laissais à ces interrogations et regagnais ma chambre.
Tout ce que je venais de vivre m'avait laissée dans un état de vive excitation. Je tentais de satisfaire ce désir inassouvi en reprenant mes caresses solitaires. Fermant les yeux, alors que mes doigts fourrageaient entre mes cuisses, je voyais repasser toutes les images de cette folle soirée.
J'ai joui très vite.
Ce n'est qu'en partie apaisée que je m'endormis, extenuée.
Au matin, le petit déjeuner était servi sur la terrasse. Tout le monde semblait détendu et de bonne humeur. Renata virevoltait servant le thé, le café ou portant les brioches. Lorsqu'elle passa près de moi, elle se pencha et murmura à mon oreille " ce soir, c'est ton tour. " puis elle regagna la cuisine me laissant dans la confusion la plus totale.
Voilà, cousine aimée, il n'y a qu'à toi que je pouvais confier toutes les péripéties qui sont survenues pendant cette folle nuit, je te fais parvenir cette lettre par notre cocher réponds-moi au plus vite et donne-moi par le fruit de ton expérience la conduite à tenir dans une telle situation.


Ta cousine chérie.